BLOSSOM’isation

L'Atelier JP Bouvée façon BLOSSOM !

JEAN-PIERRE BOUVÉE AURAIT PU ÊTRE UN PERSONNAGE DE BD OU CELUI D’UN FILM DE TIM BURTON. TOUJOURS SURVOLTÉ, FAISANT TRENTE-SIX CHOSES À LA FOIS, PARFOIS ICI, SOUVENT AILLEURS.... 

Comme cette participation à Pékin express, deux fois, qui a montré aux Palois que le décorateur aménageur d’espaces un brin déjanté était un type accessible, un mec sympa. Autodidacte passionné, il a peut-être la tête dans les étoiles mais ses pieds, eux, sont bien sur terre. Sans doute grâce à sa femme, Florence, à ses côtés depuis 17 ans en tant que gestionnaire et comptable de la maison. Quel chemin parcouru depuis l’entreprise familiale d’Artix, spécialisée dans le négoce de moquettes et papiers peints, qu’il rachète à l’âge de 20 ans : « Mon père voulait que je fasse de la gestion, je voulais être archi. À 4 ans, je peignais, à 10 ans, je sculptais, à 15 ans, j’ai dessiné deux nappes pour Vénilia, chez qui j’ai eu l’opportunité de faire un stage... ». Il commence en tant que décorateur d’intérieur sans diplôme mais qu’importe... le talent et les bouquins sont là pour l’accompagner. Les chantiers publics et privés de maîtrise d’oeuvre et gros travaux devenant de plus en plus importants, il décide de s’entourer de professionnels aguerris et rigoureux et d’architectes diplômés.
Après son installation à Pau, c’est à Jurançon qu’il décide de compiler toutes les cartes qu’il a en mains, de la « simple » décoration à la réalisation de rideaux en passant par la rénovation de fauteuils et l’aménagement d’espaces, mais toujours haut de gamme et dans la mouvance. Il faut dire que le choix des échantillons de tissus, moquettes, papiers peints sélectionnés depuis 30 ans est impressionnant. À commencer par les créations du maître des lieux.

« Je pense toujours globalement, explique-t-il. Quand je fais des perspectives, j’intègre la déco et je suis ouvert à tous les budgets ! »

Aussi, dans une volonté de démythifier le côté architecte d’intérieur et de créer une autre relation avec la clientèle, leur jeune fils Édouard, qui a rejoint la société, s’occupe du numérique, avec un nouveau site en ligne aux tarifs plus qu’attractifs, mais aussi de la communication et de l’événementiel. Un afterwork aura lieu une fois par mois, en intégrant par exemple un défilé de mode avec d’autres partenaires. Histoire de montrer que le milieu n’est pas si fermé.

 

 

 

Rédaction : Catherine NERSON
Photos : Jean-Michel DUCASSE